La médaille d’argent

Par soucis de dépassement personnel et par simple goût visuel, j’ai toujours préféré l’argent à l’or, allant même jusqu’à ralentir dans une compétition pour gagner l’argent. Je sais pas pourquoi… parfois je pense que c’est par pur vanité ou plus certainement, par pur vantardise.

Aujourd’hui, j’ai reçu la médaille d’argent pour mon entrevue de mercredi passé. Entrevue; note parfaite. Connaisssances; note parfaite. Présentation; note parfaite. Expérience? Ah, le voilà le problème. 

La fille des RH m’a demandé de vérifier à chaque semaine pour de nouveaux postes dans ce département; ce que je ferai. Elle m’a vraiment dit que j’étais le deuxième choix. Par contre le fait qu’il n’y ait même pas de médaille, c’est moins réconfortant un peu, quand même

 

En écoute en ce moment lors de la rédaction: le nouveau CD de U2, qui est vraiment très bon!

Tout rapport humain est organique (surplus d’information)

Le post de ce soir est un peu différent des autres parce qu’il va démontrer à quel point mon cerveau n’est pas connecté comme il le faut. N’allez pas lire que je critique la généticité de mes parents ou que leur éducation à mon égard n’a pas été adéquate sauf que leur heureux mélange a fait de moi quelqu’un qui est tellement paradoxal que je ne tue pas les mouches, je les sors par la fenêtre a la place, mais que je suis pour l’expérimentation sur les animaux si ça peut sauver mes futurs enfants d’une maladie pas encore inventée.

Mise en contexte; un samedi je vais dîner avec deux filles (je suis en plein arrested developement, alors le mot femme me rend inconfortable) et je remarque deux rapports; le premier est vraiment ce que je trouve parfait, un harmonie mystique, une symbiose parfois parfaite qui n’est jamais forcée, deux cerveaux qui sont chimiquement synchronisés. Le deuxième est la raison pour laquelle on me dit souvent que j’ai l’air bête ou que je suis difficile d’approche.

La première personne a donné lieu à ma théorie que tout rapport humain est organique. A moins d’être sérieusement fou, on ne peut pas aimer tout le monde, et souvent, en tout cas pour moi, avoir un cercle social trop grand fait en sorte que la qualité des rapports que j’ai diminue. Donc mon point est qu’il faut  »tomber en amitié » avec quelqu’un, ça se fait un peu tout seul. Cette personne je ne la connais pas depuis très longtemps, peut-être trois ans, mais on est ami depuis moins de deux. Nous sommes tellement différents que ça fonctionne; elle comble toutes mes lacunes intellectuelles au point de vue artistiques, sociales, tout ce qui est communément appellé   »altermondialiste », etc. Ceux et celles qui vont lire entre les lignes une affection particulière auront vu juste; dans ma biographie, elle aura un chapitre intitulé  »the one that got away ». Bizarrement, ma biographie sera en anglais…

Le deuxième rapport de ce déjeuner est d’un tout autre niveau. Ce n’est pas une attaque personnelle en passant, c’est juste mon point de vue personnel. Ça ne fonctionne tout simplement pas. Tout doit être expliqué, justifié, il y a toujours un meaning sous-jacent… j’ai pas le temps pour ça. Je crois pas au karma, à la vie après la mort, qu’une personne peut changer, qu’un investissement est nécessaire pour que ça marche. A date, je n’ai qu’une seule exception à cette règle.

Et voici la portion à surligner qui sera sûrement à l’examen; Tout rapport humain est organique, par contre je ne dit pas que j’ai le pousse vert. Je dirais même que je suis un goût qui se cultive, mais je crois qu’au moins les gens savent à quoi s’en tenir. Plus quelqu’un est proche, moins je bullshitte (j’ai fait un verbe avec un substentif, oui oui!) Désolé, c’est comme ça; je dit à un inconnu que ça va pas pas pire, mais à mes amis(ies) je vais dire la vérité, bonne ou moins bonne.

Je suis un chieux!

Bon, le titre explique mon propos, mais deux exemples vont permettre de vraiment ancrer cette idée.

Pour ceux et celles qui ont lu  »Décisions », vous savez très bien que j’ai enfin pris une décision. Est-ce que c’était une bonne décision? Je ne le sais pas, mais au moins j’en ai pris une. Dans les deux dernières années, j’ai appris au moins deux leçons. Une de celles-la était de démentir l’adage et parole d’une chanson de Red hot chili peppers qui dit  »it’s better to regret something you did than something you didn’t do ». En fait, les deux sucent (traduction libre) une fait de moi un chieux, l’autre fait que je me trouve épais. Encore une fois, le temps va me dire si j’ai eu raison. Donc après avoir envoyé mon courriel à miss kawaii, comme un con, je ne m’attendais pas à ce qu’elle me réponde. Je crois que ça vaut la peine de relire ma dernière phrase. Je n’ai toujours pas lu sa réponse, qui date du 5 mars. En fait, elle a fait deux réponses, avec 2 jours de recul. Et je ne sais toujours pas ce qu’elle dit.. parce que je ne crois pas qu’il y aura quoi que ce soit de bon dans ses réponses. Les deux alternatives opposées donneront exactement le même résultat; de toute façon elle quitte le Canada en juillet. Chieux, je disais. 

Aujourd’hui, 30 mars 2009, je ne suis pas rentré travailler parce que je devais aller à la clinique pour un mal de gorge qui ne se termine pas. Les sans rendez-vous étaient complet, alors j’y retourne demain matin. J’ai reçu un appel dans l’après-midi de chez Desjardins. J’admets que ça ne me tentait pas de répondre parce que je ne fillais pas. Ça ne m’a pas traversé l’esprit que j’étais dans l’attente d’une désion importante; ah oui! j’ai passé une entrevue mercredi passé pour un poste d’archiviste à la Fédération des caisses Desjardins, une très bonne job pour le type d’étude que j’ai fait. La fille des RH de Desjardins m’a même envoyé un courriel à la maison pour me rejoindre. Eh bien, encore une fois, je ne l’ai pas ouvert tout de suite… comme si le fait d’ignorer changeait le résultat. Bien entendu, je l’ai lu à 18:00, et tout le monde du travail sais qu’à cette heure, rien n’est ouvert.  Résultat que j’espère positif, mais surtout j’ai hâte soit d’écrire ma lettre d’adieu à la vaste majorité des gens avec qui je travaille ou soit que je vais me concentrer sur mes études en enseignement plutôt que en archivistique (je vais surement aller chercher ma maîtrise en gestion de l’information, le plateau supérieur des études en gestion des archives, si j’ai la job) 

Je me crois vraiment supérieur avec mes pensées athéistes, logiques et humanistes; je ris de l’horoscope des autres, je suis extrêment terrestre et évolutioniste, mais j’ai ce dernier bastion de pensée magique. Le pire c’est que j’ai la réponse à ce problème, déjà exposé dans un post qui n’est pas terminé intitulé  »Kryptonites ». C’est comme si je disais que je suis végétarien la semaine, mais que je mange des fruits de mer, du poisson, du poulet et de temps en temps, du steak. Oh merde, j’ai eu ce débat et ce point de vue la semaine dernière au travail.

Bonne chance!

Bonne chance; tu es du; c’est à ton tour; c’est mon chiffre chanceux; merde; je prie pour toi; je t’envoie des ondes positives… Et tout à coup, quelqu’une m’a dit quelque chose qui résume tout: »tu es les bestest! » Vouz aurez bien entendu compris qu’il y a une petite inside (no pun) la-dessous. Mais merde, c’est exactement ce que je devais penser.

Un ami avait une entrevue une semaine avant moi, devinez ce que je lui ai dit: « Bonne chance, je crois que tu serais très bon dans ce travail ». Contradiction? Certainement. Mais qu’elle est mon alternative.  J’imagine que de dire merde ou bonne chance a quelqu’un implique que l’on croit vraiment que cette personne est qualifiée.

Dans le même ordre d’idée, je n’ai pas dit à mes parents que j’avais une entrevue. Sinon ma mère s’ennerve et elle va a l’Oratoire. Elle n’est pas croyante, elle ne veut pas prendre de chance… et ça l’aide à ne pas trop être nerveuse pour moi.

 

La suite dans le post  » Je suis un chieux » vous allez comprendre pourquoi!

That’s all folks

Bon j’écris juste pour dire qu’une série d’articles va bientôt débarquer. Je n’ai pas le syndrôme de la page blanche, mais j’ai le syndrôme des conclusions qui n’arrivent pas. Je dois régler 3 trucs d’ici vendredi, et je vous promets 3 articles d’ici le week-end. 

Dans l’interval, dites-moi qui vous êtes en commentaire… ce bl0gue dépasse le cinquante personnes par semaine.. je peux pas croire que ce soit une jolie stalkeuse, ou en fait pas seulement elle, qui me lit!

90 ans

En ce 8 mars, ma grand-mère (du coté de mon père) a 90 ans. Elle vit dans un centre de transition à Québec en attente de se faire placer dans un autre type de centre près de Laval. Elle est sourde d’une oreille, a un appareil dans l’autre. Mal aux os et à la plupart des articulations. Elle a aussi un drôle de caractère qui l’empêche d’être social dans un environnement où  d’autres vieux ont aussi un drôle de caractère. Aussi, elle a une masse au cerveau qui se promène. C’est assez de preuve qu’elle n’est pas en forme comme une  »golden girls ». 

Elle veut mourir aussi. Immanquablement, elle nous dit à quel point c’est long l’attente. J’imagine qu’il ne lui reste que cette étape là dans le fond, mais c’est weird de l’attendre de vive voix. J’ai décidé de ne pas réagir. Sinon je dis quoi?  »Ah ouais! raconte »?  »Bin non grand-maman, la vie est belle »? Non, je me tais.

 »Avec la médecine moderne, c’est beaucoup plus long de mourir maintenant » La phrase d’Yvon Deschamps m’est venue souvent quand on l’a visitée hier. Et j’imagine que le suicide est hors de question, elle est religieuse comme il se doit dans cette génération. (Si vous y voyez un avantage de la religion, taisez-vous 🙂 )

Pis moi à sa place, je ferais quoi? Est-ce que je ferais des parties de D&D gériatrique? Est-ce que je me plongerais dans un livre audio pour quand même continuer de m’instruire et m’améliorer? Est-ce que je tenterais d’être dans les stastiques de petits-vieux qui attrapent une mts dans un centre de ce genre là? (googlez ça, c’est épeurant) Et si je ne suis pas seul à ce moment là, que ma conjointe y est toujours, est-ce qu’on fera un casse-tête l’après-midi? Est-ce qu’on sera assez différent pour se driver vers des choses nouvelles? Du bénévolat? Cultivers des guppies? 

Blague à part, ça me fait peur. Je ne veux pas attendre la mort, dans une salle commune, à regarder le canal Vie seul comme j’en ai vu plusieurs hier. Pis le suicide, c’est pas gagnant non plus. L’abondance de choix n’aide en rien à la limitation des moyens. La vie doit paraître longue et inutile quand tu n’es plus en mesure de la regarder, de la toucher et de l’entendre. 

J’en ai vu un sourire hier; il écoutait un homme qui jouer de l’orgue dans une salle commune. Il dansait sur sa chaise roulante, tappait des mains le plus dans le rythme qu’il pouvait. Il avait l’air un peu fou à vrai dire, mais il regardait les autres l’air de dire  »je le sais que j’ai l’air fou, mais il y en a pas un qui va m’empêcher d’avoir ce fun là! » Et vlan.