Musique III

Bon, dans la série obsession muscicale, il m’est difficile de trouver une folie plus grande sur mon Ipod. Avec un compte de plus de 125 (lors de l’écrire de ce post, c’est monté encore plus…) je vous présente la chanson  »The Greatest » de Cat Power. Je vous mets la version live en background, parce qu’en plus elle n’est pas désagréable à regarder : http://www.youtube.com/watch?v=MJfQXS1hKDo

La plupart des paroles de ce genre de chanson ne m’accroche pas, mais je ne sais pas, le deuxième couplet me touche plus qu’il ne le devrait. http://www.metrolyrics.com/the-greatest-lyrics-cat-power.html

-Melt me down into (a) big black armor;

-leave no trace of grace just in your honor;

-lower me down to culprit south;

-Make’ em wash a space in town.

Je sais pas. Et je ne cherche pas. L’image d’être l’armure, d’agir comme si j’étais le greatest malgré ma panoplie de défauts. Le mur, le roc, cette frontière imaginaire qu’outre moi, il n’y a pas de salut… un peu comme regarder la lune et de croire que d’y être est merveilleux. Tout à coup, la fin, la brisure: And then came the rush of the flood. The stars at night turned deep into dust. La banalité de l’éphémérité. La beauté? Je sais vraiment pas, mais je chante en choeur sans vraiment avoir le choix.

*bonus: on apprend nos chiffres romaines ensemble. C’est gratis!

Comment les rumeurs et les légendes urbaines naissent.

Deux informations à avoir absolument (lol?) Je vais à la buanderie  »Chez Bobette » à toutes les semaines pour faire mon lavage et depuis quelques semaines, il y a une série de feux dans la plateau Mont-Royal. Les gens en parle quand même beaucoup dans le quartier parce c’est inquiétant et que franchement ils sont tannés de parler de température. L’homme qui est souvent derrière le comptoire et qui doit plier des sous-vêtements à tous les jours en parle de ces incendies. Beaucoup. Et, vraiment, sans qu’on lui en parle.  »As-tu entendu les camions hier soir », qu’il demande;  »C’est le troisième en une semaine », qu’il affirme. Je lui avoue que non et que je ne sais pas, mais ça ne l’arrête pas.  »Ça arrive toujours dans des chantiers de construction, tu sais comment c’est corrompus les chantiers »; et tout il sort cette bombe,  » c’est toujours comme ça avant les élections ».

Je prends un moment pour respirer parce que à ce moment là, je viens de recevoir de l’information. Il était 20:40-ish, donc le dude a eu plus de 12 heures pour répandre cette information. Il se base sur quoi? Ses observations? Dans la même minute il parle de mafia, de feu, d’élections, de complots, de pyromanes!  »On aurait vu quelqu’un roder autour des incendies. » Même si c’est vrai, lui il a rien vu. J’aurais aimé entendre la version de son histoire la matin pour comparer si son enthousiasme et son imagination ont pris le dessus de l’histoire.

Je ne suis ni  »scèneux » ni adepte de ce genre de potins, mais imaginons que 10% des gens qui ont entendu ces histoires les racontent à leur tour… c’est niaiseux mais ça peut allé loin.  J’aurais en fait peut-être même du le confronter pour lui faire savoir ce que j’en pense, mais je ne suis pas rendu là dans mon cheminement de sceptique.

Comme dans le bon vieux temps.

Ah la nostalgie. Est-ce que vous vous souvenez du temps avant l’internet et des cellulaires. Le temps avant le direct, ou l’on pouvait se cacher derrière l’afficheur. Des soirées interminables au téléphone avec votre nouvelle flame; parfois une de mes tantes feingait une urgence, appellait l’assistance de Bell et faisait  »sauter » mon appel pour me niaiser.

Reculons un peu. Avant l’électricité, avant la révolution industrielle, les lettres étaient l’instrument performant pour recevoir et donner des nouvelles. Entre amoureux c’était donc un peu plus élaboré parce que le temps de recevoir la réponse, ils avaient le temps de composer des réponses magnifiques ; en tout cas c’était sûrement plus élaboré que:  »yo, kess-tu fait? » Mon exemple parfait de ce genre de lettre se retrouve ici,  http://www.geocities.com/Paris/Parc/9893/beethoven.html . En tout cas, moi ça me touche.

Voici le but de ce post. En plus de ce blogue, je fais maintenant partie intégrante de l’internet, je suis le sujet d’un blogue,  juste pour moi. C’est pas grand chose, quelques lignes, mais quand même c’est un début. Voici l’adresse: http://javimsan.wordpress.com/ . J’ai pas cru bon de demander la permission, c’est sur un blogue public après tout.

La plupart des gens qui se donnent la peine de me connaître le savent, je suis dans une pente descendante. Je ne vais pas si mal que ça, mais j’ai une convergeance d’événements et de situation qui me pousse vers une tendance un peu dépressive. Je me pose beaucoup de question d’habitude, en ce moment, ça en est ridicule. Et je les règle en étapes.

Ce post de javimsan (bonjour la confidentialité) vient de régler un de mes dilemmes. La question, posé dans mon post  »https://ocinet.wordpress.com/2009/07/20/une-petite-question/ » et qui se retrouve dans le premier couplet de la chanson mise en annexe est très simple et saine je pense. Et c’est vrai que mon reflexe premier est toujours la fuite, que je me retire comme une tortue avec sa carapace, pour mieux réfléchir et rebondir. Et ce post vient de régler mon problème, je n’ai plus à y penser.

Je suis trop calme, sage et  »vieux » (ton expression) pour te suivre. J’étais convaincu qu’on faisait un bon mélange; il me manque ton coté artistique ce qui comblait plusieurs de mes lacunes. C’est pas la même chose à l’écrit et ce n’est rien que je ne t’ai jamais dit, mais étant donné qu’on ne parlera pas des  »vraies choses » encore une fois en personne je vais le dire ici. Et si tu veux des références et des témoignages, demande à Jean-Frédéric, il pourra confirmer. Tu as sûrement déjà remarqué, mais j’ai toujours eu de la difficulté à t’écouter parler sans lire en même temps sur tes lèvres. Que veux-tu, je sais reconnaître tout de même un objet de beauté quand j’en vois un.(…y’avait d’autres trucs, mais tellement personnels que ça restera dans le brouillon)

C’est par contre ici que je vais terminer cet exercice. C’est évidemment futile. Le temps va dire si tu ne vas rester que  »the one that got away » dont je parlais dans un de mes premiers posts. Tu vas très certainement me manquer tu sais, mais en même temps, si ce n’est que temporaire, je crois que je (nous) ai (avons) besoin de ce temps mort.

Ah oui, j’ai ta clé usb avec tout Carlin dessus. Je sais pas comment je vais te la redonner par contre.

Une limite à la liberté d’expression?

Je ne pensais plus que ces discussions étaient pour être à la mode en 2009. Je suis super naif et j’étais certain qu’on se dirigeait tranquillement vers cette utopie ou sérieusement tout peux être dit, fait tant et aussi longtemps que personne n’était blessé. Et c’est là le problème, tout le monde est blessé pour tout.

Je crois sérieusement que tout peux être dit quelque soit le degré de méchanceté, le degré de haine, le degré d’ignorance. Mon argument est que j’aime connaître exactement le degré de stupidité de l’autre. J’aime mieux savoir qu’un voisin est raciste pour soit le faire chier ou l’éviter dans certaine situation. Aussi, la plupart des situations qui fait réagir quelqu’un n’a pas rapport avec la personne qui fait l’acte mais est a 100% la responsabilité de la personne blessée. Un des meilleurs exemple de ça me vient de Penn Jilette dans un de ses vidéos podcasts. Il raconte que lorsque sa mère est décédée il s’est mis à écouter un film de Colombo et dans celui-ci, quelqu’un meurt (c’est 100% des histoires de Colombo) et Penn s’est mis à pleurer. Il était vraiment fâché avec le film. Pourquoi? Parce qu’il avait un truc non réglé et peut-être aussi parce qu’il (il le dit lui-même) n’était probablement pas prêt à faire partie du vrai monde.

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Un autre exemple, et c’est celui-là qui me fait réagir, est la saga d’un artiste qui a fait un gnome en or qui fait le salut nazi. Vous pouvez relire cette phrase pour être certain, moi aussi je l’ai fait. Les sociétés juives se sont insurgées, les associations artistiques aussi, pas encore lu que les associations de protection de nains de jardin avaient émis de commentaires. Je suis pas certain ce qui choque. La liberté d’expression de l’artiste, quelques soient ses motivations ou son message, est beaucoup plus importante que ce que quelqu’un peut en penser ou en ressentir. C’est probablement difficile à réaliser, mais de l’exprimer l’emporte sur le résultat. (svp, pas d’exemple extrême pour me contredire du genre  »et si c’est tuer la façon de s’exprimer » ou quelque chose du genre) Et, de la mêm façon, les gens mécontents doivent le dire, mais surtout pas en censurant.

Le Québec n’est pas une nation, c’est une citoyenneté.

Ça fait quelques années que je mijote ça, mais là je crois que je viens de comprendre. En écoutant une conversation entre un Québécois et quelques personnes qui venaient d’Argentine, j’ai compris.  La raison pour laquelle j’ai mis ce titre, c’est par pure réalisation en faisant des rencontres, par observation. Je m’explique. Je vais dire la pire phrase que je puisse dire, c’est en fait une grossièreté, une caricature pour exposer mon point; Ça va m’aider en tout cas.  »Moi, Jean-francois Marchand, je suis un Québécois ». Voilà. Je le suis dans le même sens que je jamais je ne pourrai être Japonnais.

Je pense qu’il y a une série de truc qui fait une nationalité et l’appartenance à celle-ci. J’ai pas beaucoup d’exemple par contre… Les Marchand ont débarqué en Nouvelle-France sur le 7e bateau à arriver; Ça s’appellait encore la Nouvelle-France; fast-forward mon grand-père a fondé une petite compagnie appellé Dismat qui est devenu plus tard Rona; ma famille est un cliché de la pensée polique québécoise: ma grand-père était un rouge, mon père est rouge et moi je suis totalement apolitique (ok mauvais exemple); ma famille est un cliché de la religion québécoise par contre: mon père a un oncle qui est Monseigneur (remarquez la majuscule de respect quand même) mon père était servant de messe et chanteur à l’église, j’étais servant de messe et chanteur à l’église et je voulais devenir prêtre jusqu’à l’âge de 12 ans.. mais je me suis rattrappé! Donc, mon point est que je partage un bagage, une histoire, une culture, des joies et des peines de nation, j’ai lu Le Matou de Yves Beauchemin, je comprends le lien entre le livre Le matou et le restaurant La Binerie Mont-Royal parce que ça fait parti intégrante des connaissances qui nous sont montrées. On n’a pas de pyramides, pas de conquêtes (juste une ça comptes-tu?) on comprend tellement bien les livres d’Astérix pour la métaphore de la résistance…. etc?

Bon je m’éternise. Je suis en train de perdre une de mes définitions, c’est franchement pas si grave que ça. Un étiquette ça limite n’est-ce pas? Je ne suis pas certain qu’en 2009 que ça vaut la peine que je m’attarde la-dessus. Par contre, pensez-y un peu, à l’aide de mon exemple du début; je suis Québécois de la même façon que je ne serai jamais Japonnais.