Mais comme vous avez de grandes oreilles…

Bon mon titre suce, mais je n’ai pas envi d’en trouver un autre. J’ai tardé à faire un second texte sur ma semaine dernière parce que j’ai passé ma semaine entière à l’hôpital. J’ai pourtant écrit trois autres textes qui seront finis cette semaine. Ils sont sur différentes réflexions personnelles et sur mes réactions face à la maladie, la mort et sur le fait que je suis athé. Je me permet d’être lent dans ce texte, parce que les nouvelles sont affreusement positive.

Lundi la panique totale. Et avec raison. Ma soeur n’était qu’une larve (c’est son expression, m’en voulez pas) et elle a passé tous les examens possibles sauf un. Aujourd’hui, nous avons beaucoup plus de bonnes nouvelles que de mauvaises et le résultat est positif. Elle n’est atteint que du lupus (eh oui, mon titre est douteux) une maladie que je résumerai ici qu’elle fait en sorte que le système immunitaire de ma soeur s’attaque à ma soeur. N’allez surtout pas voir c’est quoi sur wikipedia ou sur d’autres sources puisque ces une  »maladies aux milles visages », slogan volé d’une pub de sensibilisation, est réellement différente d’une personne à l’autre. C’est en fait le hasard qui décidera qu’elles seront les symptômes, les traitements et les séquelles qu’elle aura.

Je ne pensais pas dire ça, mais c’est une bonne nouvelle. Elle n’a qu’une maladie incurable… phrase ridicule, mais tellement vrai.  »Un de ses reins est sévèrement attaqué » (au moins elle ne va pas mourir)  »Elle devra être suivie toute sa vie par des spécialistes et prendre des précautions particulières contre le soleil notamment » (au moins elle ne va pas mourir)  »Etc » (au moins elle ne va pas mourir)

J’ai fait ce texte à la hâte, d’autres suivront pour que je sois en mesure de faire le point. Le café à l’hôpital est même rendu buvable!

Oncologie

Quand j’entends le mot oncologie dans un film, je sais que ça ne finira pas bien. D’habitude, c’est un petit garçon que l’on voit jouer au baseball; c’est son anniversaire et ses parents ont loué un mini-ferme; puis il déballe ses cadeaux et mange un gâteau immense. Rapidement, l’hôpital devient sa maison; il pâlit, perd ses cheveux. Ses parents feront un dialogue avec un/des couples d’amis, parfois ce sont aux beaux-parents, qu’aucun parent parent ne devrait enterrer leur enfant. Une scène montre le petit garçon vivant des moments de bonheur. Pour la dernière fois.

Lundi après-midi j’ai rejoint mes parents à l’hôpital Notre-Dame. Ma sœur a passé plusieurs tests, des prises de sang. Je me suis fait la réflexion suivante: normal, ça fait quelques semaines qu’elle ne va pas bien, il était temps qu’elle le fasse. Elle me décrit les tests, et sans être expert, le niveau d’inquiétude augmente. Échographie. Sa  rate est très enflée, c’est son système immunitaire qui est en train de se battre, et ce, de façon très violente. Test de moelle épinière? Biopsie des os? Je crois qu’ils soupçonne des choses, que leur intuition face aux symptôme les amènent vers un chemin qu’ils connaissent trop bien. Je lui demande si elle a un médecin qui la suit et elle me répond les yeux plein d’eau que non. Elle a maintenant un oncologue.

Elle attend patiemment ses résultats. Nous attendons ses résultats. J’aimerais en ce moment être con. De ne pas voir l’attention particulière qu’elle reçoit. Elle a un chambre qu’elle partage avec une femme qui est entre deux traitements de chimiothérapie. Quelqu’un vient lui rendre visite aux 15 minutes. Systématiquement, elle répond à la question  »ou as-tu mal? Est-ce que tu as mal aux os, aux muscles? » Invariablement, elle répond qu’elle a mal partout et aux os et aux muscles.

J’attends je les résultats. Je suis dans sa  »chambre » en train d’écrire ceci. Je pleure tellement que je dois prendre une pause entre chaque mot. Je pleure tellement. Je suis tellement inutile. Je suis une machine à place son oreiller, baisser le dossier, ajouter/ enlever des couvertures. Je pleure tellement. Je suis tellement inutile. Je reste tout de même à l’hôpital toute la nuit. Au cas.

2010

Bonne année!

Maintenant qu’avec tout mon pouvoir cosmique vous allez avoir une année du tonnerre, je vais parler des vrais affaires. Ça m’a frappé l’autre jour que la dernière décennie était pour être difficile à appeller ce qui va compliquer encore plus nos retraites quand nous allons parler à nos petits enfants quand dans notre dans les années ’00 ça se passait comme ça. Mais surtout, nous somme à 5 ans d’être dans le film  »Back to the future II ».

Je change même de paragraphe pour l’effet dramatique tellement que c’est troublant. J’ai vu ce film alors que j’avais 9  ou 10 ans et ça m’avait frappé. Wow! dans le futur les automobiles volent, les films sont en 3D…. juste wow. En passant, à part la voiture, tout le film est proche de la réalité comme le prouve ce site internet aux couleurs rétros (cliquez ici)

Dans les prochains mois,  je ne vous épargnerai pas mes états d’âmes, mes pensées, mes idioties, mais surtout j’ai une nouvelle passion… prouver aux gens que nous vivons dans la meilleure période de l’histoire en ce moment, que nous sommes, en tant qu’être humain, pas une espèce animale uniquement mauvaise et que je suis normal. Si vous me suivez depuis le début, la première année de ce projet était plutôt irrégulier, disparate et franchement je suis tanné de me plaindre. OK, je ne suis pas tanné de me plaindre, mais je suis en train de m’outiller pour le faire efficacement.

Voici comment commence cette deuxième de cette thérapie publique, je vous expose mes résolutions 2010.