Probablement la pire journée au monde

Dans la même journée, j’apprends qu’un collègue s’enlève la vie alors qu’un autre perd son bébé né la semaine dernière. Dans la même demi-heure en fait. Le collègue n’était pas bien, et c’était bien établie, et personne n’a été surpris de cette nouvelle. Bizarrement. Est-ce que je le connaissais et est-ce que sa mort me touche? Autant qu’un fait divers, et ça me trouble un peu. Le second drame m’a vraiment mis à plat. Un jour j’exposerai la raison, mais il suffit de dire que l’équation enfant+”n’importe quoi de merdique” donne le résultat que je passe la pire journée.

 

Pour l’instant c’est tout et c’est assez.

Fin de soirée en cul-de-sac

J’aimerais que vous m’aidiez à mettre un pointage sur une soirée que j’ai eue la semaine dernière.

Jeudi soir, comme souvent, je suis allé au cinéma avec une amie. C’est ma partenaire de film originaux alors on est allé voir le nouveau film des frères Cohen. Je suis conscient que cette expression fait un peu prétentieux, mais c’est le meilleur qualificatif et ça explique au cinéphile le genre de film que c’était. Comme tous leur autres films, il était excellent, de l’avis de nous deux. Et comme à chaque fois, ce fut une sortie excellente.

À peine les baisers d’aurevoir échangés, dans le métro presque vide entre une jeune-jolie-asiatique (jja?… peut-être pas) et bon, on ne s’attardera pas sur le sujet, mais il fut-est un temps ou j’avais ce goût au menu. Reflexes obligent, je lui souris de mon sourire de nerd-gêné (vous le connaissez peut-être, on m’a dit que parfois, dans certaines circonstances, il était assez efficace) et contre toute attente, elle répond. Bah, la politesse est de mise en toute circonstance, mais elle se lève pour se rapprocher de mon banc. J’aperçois du coin de l’oeil la poignée de secours, on ne sait jamais. On était à la station de métro de Lionel-Groulx et cet échange de sourires incrédules à duré jusqu’à la station Bonaventure, c’était sa sortie. OK on ferme ses yeux et on m’imagine dans la peau de  Charlie Brown quand la ”jolie fille rousse” l’embrasse. Je ne flotte parce que la gravité n’est pas une loi que l’on peut briser aussi facilement, mais tout juste.

Ma station est Mont-royal alors je me lève à Berri-Uqam pour laisser les gens s”assoir mais surtout avoir la possibilité de sortir facilement. L’exercice est futile, nous sommes à peine 4 dans le wagon… mais bon les habitudes sont fortes. Station Sherbooke, une homme semble vouloir débarquer, mais s’arrête à coté de moi, me demande d’enlever mes écouteurs pour me poser une question. Il me demande si je débarque à cette station et quand je lui répond que non, il me touche le bout du nez et me dit ”dommage”. Vite, vite Jean-françois repense à cette jolie asiatique pour te recentrer un peu.

Trois choses clochent avec cet anecdote. 1- il m’a touché le nez. Est-ce que c’est moi ou c’est un peu intense comme action? Si vous pensez que je penserais la même chose si la fille m’avait fait la même chose, vous vous trompez; elle aurait pu techniquement me mordre la rétine et j’aurais trouvé ça cute. 2- Ce n’était pas le pick-up line du siècle, à mon avis en tout cas. 3- il n’était pas super beau. Vous pensez que ce n’est pas important? Tant qu’à me faire courtiser par un homme aussi bien qu’il soit dans ma palette.

J’ai pensé beaucoup à ce 10 minutes. Pas seulement à la finale, mais à ma réaction avec la fille. Il me semble que j’aurais pu faire autre chose que de sourire, Bon, d’accord, il y a une marche entre ça et toucher son nez, mais je vais explorer la notion de prendre des chances. Le pire des scénarios? Elle écrit un blogue sur un weirdo qu’elle ne reverra jamais et qui lui a touché le nez.

American Academy of Religion

Lundi matin s’ouvrait à Montréal le congrès mondial de l’American Academy of Religion. Ce genre de congrès est vraiment intéressant pour faire des échanges entre collègues d’un même domaine. C’est probablement une des choses qui me manquent le plus de ne plus étudier à temps plein. J’allais régulièrement à ce genre d’événement pour me mettre à jour sur les sujets chauds, voir aussi des collègues que je voyais de colloque en colloque, mais surtout pour me faire connaître. Ah oui, j’étudiais en histoire des religions et plus précisément sur les religions du bas moyen-âge, entre la fin de l’empire romain jusqu’à la période de Charlemagne. Mon sujet n’était pas encore très bien défini, mais quelques-uns des sujets de mes collègues étaient vraiment intéressants et originaux comme l’avortement au moyen-âge ou l’utilisation de l’imagerie en peinture pour faire l’éducation (la propagande) du christianisme au début de la christianisation des peuples barbares. Comme je vous disais, que des trucs vraiment intéressants.

Donc ce congrès est à Montréal et je suis pas d’accord avec le titre de l’association. Le mot ”academy” m’énerve parce qu’ultimement, l’étude des religions c’est de l’étude littéraire et historique. Par exemple, les textes fondateurs des religions méditerranéennes, la religion des Grecs et des Romains notamment, étaient des textes qui servaient à éduquer, faire la morale, faire la propagation et instruire sur la façon de plaire aux dieux. Aujourd’hui, ces textes sont des vestiges littéraires et historiques qui nous aident à comprendre comment ces gens vivaient. Un exemple me vient rapidement à l’esprit, celle d’Hercule et plus particulièrement sur sa période moins connue ou il fut ”l’apprenti” du roi d’Asie Mineure. Pour un expert de cette période, il est clair que Hercule était aussi l’amant de ce roi et que cet histoire montré à tous les grecs, jeunes et moins jeunes, ne causait aucun problème moral ce qui suppose que les relations homosexuelles étaient dans la vie publique une chose courante. Par contre, l’étude d’une religion comme sujet d’étude, non pas pour ces qualités externes, mais à savoir si ce que voulait dire un saint par rapport à tel ou tel sujet par rapport à son dieu c’est la chose la plus inutile du monde. C’est difficile à imager. C’est pas un vrai sujet. Les gens qui croient eux en sont par leur comportement. C’est comme si un zoologue étudiait les calinours ou les licornes, et si vous pensez que j’exagère, je vous rappelle que dieu n’existe pas (ou ils n’existent pas)

Je regrette de ne pas avoir déjà acheté mon chandail…. http://www.atheistbus.org.uk/store/

Perte de temps

/début de ma plainte

 

Je viens de perdre 30 minutes de mon temps pour acheter ma passe de métro du mois de novembre. Je sais que j’aurais du l’acheter avant, mais je ne peux pas être parfait. En plus de l’attente, les cartes de crédits n’étaient pas accepté et le lecteur optique ne lisait pas l’argent comptant. Je me demande vraiment pourquoi la STM a changé le vieux système qui avait l’avantage d’être efficace et qui n’avait jamais causé quelque inconvénient que ce soit. C’est ma fête, je n’avais pas besoin de ça.

 

/fin de ma plainte

2012?

Je suis en panne sèche de bon truc en ce moment, mais ça ne m’empêche pas de continuer a lire. J’ai eu une chicane aujourd’hui avec un collègue au bureau à propos de la fin du monde de 2012. Je niaisais avec un ami sur la raison pour laquelle le film était à l’affiche en 2009 au lieu de 2011 ou 2012 et j’ai émis l’hypothèse que c’était pour permettre la sortie du dvd avant le dernier shopping de noel de tous les temps. Ce collègue se lève de son bureau et me crie: ”tu vas voir quand ce sera la fin du monde, tu vas être déçu de ne pas t’être préparé”. Je lui ai dit devant tout le monde qu’on s’en reparlera en 2013 et qu’on écoutera le film ensemble.

Sérieusement, le fait de croire que la fin du monde est imminente n’est pas tellement grave. Le fait que ces croyants tentent de faire la promotion de ces phénomènes n’est pas grave non plus. Mon problème est que ces gens ne sont pas prêt à faires les bonnes actions si ils croient vraiment que le monde va disparaître. Pourquoi est-ce qu’ils prendraient des REER, pourquoi travaillent-ils encore alors qu’ils ne leur restent que 3 ans a vivre…. Je sais qu’on dirait que je ridiculise le phénomène parce que, bien, c’est exactement ce que je fais. Je trouve que c’est enfantin, stupide et dommageable.

Conclusion? J’espère que les gens en 2013 ne seront pas aussi stupides (est-ce un jugement de valeur? Certainement!) et j’invite les gens à lire un petit texte qu’un employé de la NASA à soumis dans un colloque traitant du sujet. Je vais faire ce que le monde anglophone sceptique appelle un ”logical falacy” et dire que la personne qui l’écrit, David Morrison, doit être lu avec attention parce qu’il est l’autorité sur le sujet comme le montre sa page sur le site de la NASA. http://www.nasa.gov/centers/ames/research/2007/morrison.html En faisant la lecture du texte, ayez Google tout près pour réfuter tout ce que vous allez lire, c’est important. http://ufocon.org/morrison .

Jean-francois 2.0 I

Chaque mois, je lis quelques magazines en papier pour me garder informé. Probablement que toutes les informations qui y sont présentes sont aussi disponibles sur le web, mais c’est un rituel. J’achète le Wizard magazine, le journal bihebdomadaire The Onion, parfois le Entertainment Weekly et le Courrier International. Le Wizard c’est un truc de geek, The Onion c’est la chose la plus drôle au monde (encore plus qu’un singe en tuxedo), le Enterntainment Weekly c’est pour… je sais pas pourquoi et le Courrier International c’est pour combler mon manque de trucs intellectuels. Ce mois-ci par contre, je ne sais pas pourquoi, j’ai aussi pris le Wired et le Esquire. Je l’ai fait presque machinalement. En plus de vouloir savoir qui était pour être dans la distribution du nouveau Iron Man II, je vais apprendre ce que les hommes veulent et trouvent beau et trouvent belle et cetera ce mois-ci…

Pas moyen d’être romantique en transport en commun.

Bon, admettons que je réussisse à surmonter ma timidité. Que je réussisse à demander à une fille (n’oubliez pas, arrested developpement oublige, je n’utilise pas le mot femme) de sortir. Rien d’extravagant, le classique restaurant/cinéma. Ma théorie est la suivante: Juste aller au cinéma c’est poche, on parle pas. La seule chose qui révèle quoi que ce soit c’est l’interaction pour choisir le film, mais aussitôt les lumières fermées c’est le silence et l’attention est pas vraiment fixé sur le ”nous”. En allant au restaurant avant, je trouve qu’au moins on a pas le choix de briser la glace en conversant.

La date (je sais qu’il y a un débat à savoir si on doit dire le date ou la date, mais je m’en fous) se passe super bien. Je ne lui montre pas totalement que je suis totalement cinglé, un geek fini, etc. La bouffe est bonne et se partage bien, le film est excellent, il s’agit de Inglorious Basterds. Ça porte aux commentaires et aux dialogues. Elle m’apporte de M&M aux arachides.. elle marque tellement de points que c’est obsène. Le film se termine et on décide sans en parler de marcher. Tout simplement.

Je le confirme, ça va vraiment bien. Arrive le moment de la fin de la date. Dans les films, c’est simple. Le mec ramène la fille chez-elle et tout à coup, ils s’embrassent! Donc, on se rend jusqu’à la station de métro Berri-Uqam pour prendre l’autobus, il est tout de même 1:30 un mercredi soir. Rendu à mon arrêt, je lui dis que c’est mon arrêt et l’embrasse sur la joue et quitte l’autobus.

Il me faut une voiture.

http://www.whoppervirgins.com/

Franchement, je crois vraiment que l’on vit dans la période de l’histoire la plus fascinante. Juste le fait que je peux espérer vivre jusqu’à 90 ans c’est un bon début. Aussi, le fait que je puisse réellement planifier un voyage à l’autre bout de la planète et pouvoir faire un blogue et écouter ma musique sans arrêter dans une ville pour recharger le tout,  grâce à la technologie, est vraiment la chose la plus cool au monde.

Ce vidéo me semble tout de même la pire chose au monde. Aller dans le Grand Nord pour faire goûter un hamburger à quelqu’un qui n’en jamais mangé pour faire une pub, je sais pas, ça me semble indécent. Pourtant, j’adore la publicité, car elle  me permet d’avoir beaucoup de chose gratuite ou à un coût réduit, mais je ne veux pas qu’elle soit prosélyte. Par contre, il y un aspect sociologique et historique intéressant qui énonce le hamburger comme étant un produit purement nord-américain. Faut-il s’en réjouir ou s’en moquer? Je ne sais pas. J’imagine que c’est comme les pâtes pour les Italiens ou les tacos pour un Mexicain… on peut rien n’y changer.

Musique III

Bon, dans la série obsession muscicale, il m’est difficile de trouver une folie plus grande sur mon Ipod. Avec un compte de plus de 125 (lors de l’écrire de ce post, c’est monté encore plus…) je vous présente la chanson ”The Greatest” de Cat Power. Je vous mets la version live en background, parce qu’en plus elle n’est pas désagréable à regarder : http://www.youtube.com/watch?v=MJfQXS1hKDo

La plupart des paroles de ce genre de chanson ne m’accroche pas, mais je ne sais pas, le deuxième couplet me touche plus qu’il ne le devrait. http://www.metrolyrics.com/the-greatest-lyrics-cat-power.html

-Melt me down into (a) big black armor;

-leave no trace of grace just in your honor;

-lower me down to culprit south;

-Make’ em wash a space in town.

Je sais pas. Et je ne cherche pas. L’image d’être l’armure, d’agir comme si j’étais le greatest malgré ma panoplie de défauts. Le mur, le roc, cette frontière imaginaire qu’outre moi, il n’y a pas de salut… un peu comme regarder la lune et de croire que d’y être est merveilleux. Tout à coup, la fin, la brisure: And then came the rush of the flood. The stars at night turned deep into dust. La banalité de l’éphémérité. La beauté? Je sais vraiment pas, mais je chante en choeur sans vraiment avoir le choix.

*bonus: on apprend nos chiffres romaines ensemble. C’est gratis!

Comment les rumeurs et les légendes urbaines naissent.

Deux informations à avoir absolument (lol?) Je vais à la buanderie ”Chez Bobette” à toutes les semaines pour faire mon lavage et depuis quelques semaines, il y a une série de feux dans la plateau Mont-Royal. Les gens en parle quand même beaucoup dans le quartier parce c’est inquiétant et que franchement ils sont tannés de parler de température. L’homme qui est souvent derrière le comptoire et qui doit plier des sous-vêtements à tous les jours en parle de ces incendies. Beaucoup. Et, vraiment, sans qu’on lui en parle. ”As-tu entendu les camions hier soir”, qu’il demande; ”C’est le troisième en une semaine”, qu’il affirme. Je lui avoue que non et que je ne sais pas, mais ça ne l’arrête pas. ”Ça arrive toujours dans des chantiers de construction, tu sais comment c’est corrompus les chantiers”; et tout il sort cette bombe, ” c’est toujours comme ça avant les élections”.

Je prends un moment pour respirer parce que à ce moment là, je viens de recevoir de l’information. Il était 20:40-ish, donc le dude a eu plus de 12 heures pour répandre cette information. Il se base sur quoi? Ses observations? Dans la même minute il parle de mafia, de feu, d’élections, de complots, de pyromanes! ”On aurait vu quelqu’un roder autour des incendies.” Même si c’est vrai, lui il a rien vu. J’aurais aimé entendre la version de son histoire la matin pour comparer si son enthousiasme et son imagination ont pris le dessus de l’histoire.

Je ne suis ni ‘’scèneux” ni adepte de ce genre de potins, mais imaginons que 10% des gens qui ont entendu ces histoires les racontent à leur tour… c’est niaiseux mais ça peut allé loin.  J’aurais en fait peut-être même du le confronter pour lui faire savoir ce que j’en pense, mais je ne suis pas rendu là dans mon cheminement de sceptique.